Le 1er janvier 2009 le statut d'auto-entrepreneur a fait son apparition en France. Ce statut allège les charges sociales et fiscales. Il est accessible à tout le monde, des étudiants, aux retraités en passant par les chômeurs. Depuis sa mise en place ce statut a su séduire un grand nombre de personnes. On compte aujourd'hui 320 000 autos entrepreneurs. On peut conserver ce statut si le chiffre d'affaires ne dépasse pas un seuil fixé par la loi. Ce seuil varie en fonction de l'activité de l'entreprise.
Malgré cette réussite le statut ne plait pas à tout le monde. En effet, les artisans se sentent léser face à cela. Ils ont de lourdes charges contrairement à l'auto entrepreneur qui, au final, exerce pour un tiers d'entre eux le même métier. De plus, l'entrée en vigueur de ce statut est arrivé en même temps que la crise dans le monde économique, ce qui a d'autant plus pénalisés les artisans. Face à cette injustice ils ont réussi à obtenir un nouveau décret. Celui-ci prévoit que les personnes souhaitant acquérir un statut d'auto-entrepreneur doivent obligatoirement avoir un niveau de qualification réglementé.
Des abus ont été noté aussi au sein des entreprises. Afin de bénéficier d'avantages fiscaux et sociaux certains n'hésitent pas à forcer leurs employés à prendre le statut d'auto-entrepreneurs. On appelle cela la fausse sous-traitance.
Afin d'éviter tous ces ennuis les membres de la commission des finances du Sénat ont émis une hypothétique solution. Ils proposent de réduire le statut d'auto entrepreneur à trois ans. Cette nouvelle application concernerait seulement les personnes désireuses de devenir de réel chef d'entreprise pour les autres il sera possible de conserver le statut d'auto entrepreneur sans limite de temps.
Dans la pratique ce changement ne concernera pas beaucoup de personnes car, 60% des autos entrepreneurs ont déclaré un chiffre d'affaires nul.
La mesure a pour but de réduire à la fois l'activité au noir qu'engendre ce statut, mais aussi à contraindre les autos entrepreneurs à évoluer au bout de trois ans vers le régime classique de l'entrepreneur.
Tous ces débats et ces réformes rendent le statut d'auto-entrepreneur complexe alors qu'au départ il a été conçu pour simplifier les démarches.